Télétravail : huit heures assis, et un corps qui décroche
« Je ne comprends pas, je n'ai rien changé à mes habitudes. » Cette phrase, je l'entends souvent depuis que le télétravail s'est installé. Et c'est vrai : la personne mange pareil, dort pareil, ne fait ni plus ni moins de sport qu'avant. Ce qui a disparu, c'est tout le reste. Tous ces mouvements qui ne comptaient pour rien et qui, mis bout à bout, comptaient beaucoup.
Ce qui a disparu de votre journée
Faites le compte de ce que contenait une journée au bureau. Le trajet jusqu'à la gare. Les escaliers du métro, deux fois. La marche jusqu'au restaurant le midi, puis le retour. Les allers-retours vers l'imprimante, la salle de réunion, la machine à café. Rien de tout ça n'était du sport, personne ne le comptait comme tel.
Le télétravail a tout retiré d'un coup. Le trajet fait dix pas, le déjeuner se prend dans la cuisine, la réunion se tient sur le même siège que le reste. Beaucoup de personnes passent de plusieurs milliers de pas par jour à quelques centaines, sans avoir rien décidé.
C'est ça, le point aveugle. On mesure le sport qu'on fait, jamais le mouvement qu'on a cessé de faire.
Les muscles qui se taisent en premier
Rester assis n'abîme pas tout de la même façon. Deux zones lâchent avant les autres.
Les fessiers, d'abord. Assis, ils ne travaillent pas du tout, et ils s'installent très bien dans cette inactivité. Or ce sont eux qui stabilisent le bassin quand vous marchez ou montez un escalier. Quand ils décrochent, d'autres muscles compensent, souvent le bas du dos, qui n'est pas fait pour ça.
La sangle abdominale profonde ensuite, celle qui maintient le tronc sans que vous y pensiez. Adossé à un dossier huit heures par jour, vous la mettez au chômage. Le signe le plus courant arrive en fin de journée : vous vous affaissez sur votre chaise sans le décider, parce que tenir vous demande un effort que vous ne pouvez plus fournir.
Pourquoi l'EMS répond bien à ce problème précis
Une séance d'électrostimulation recrute simultanément les grands groupes musculaires, y compris ces muscles profonds que peu d'exercices atteignent facilement. Sur ce point précis, le format est adapté : vous ne pouvez pas oublier de contracter vos fessiers, le signal s'en charge.
L'autre avantage tient à la contrainte. Quand une journée est déjà pleine, un format de vingt minutes qui ne demande ni douche ni transpiration lourde se glisse dans un agenda là où une heure de salle sauterait. Beaucoup de nos clients viennent sur leur pause déjeuner, notamment à Pereire et à Paris 10e, et retournent travailler dans la foulée.
Ce que ça ne remplace pas
Deux séances par semaine renforcent. Elles ne recréent pas le mouvement de fond que vous avez perdu, et je ne veux pas laisser croire le contraire.
Une journée assise reste une journée assise, même avec un excellent entraînement par ailleurs. Gardez une marche quotidienne, même vingt minutes, même sans objectif. Levez-vous toutes les heures, même une minute. Si vous avez un appel qui ne demande pas d'écran, prenez-le debout ou en marchant. Ces habitudes valent autant que la séance, et elles ne coûtent rien.
Le bon schéma, c'est les deux ensemble : du renforcement encadré deux fois par semaine, et du mouvement léger tous les jours.
Trois signes qu'il est temps de s'y mettre
- Le dos qui tire en fin d'après-midi, sans douleur nette, juste une fatigue qui n'était pas là avant.
- L'essoufflement dans un escalier que vous montiez sans y penser il y a deux ans.
- Le pantalon qui serre alors que le poids n'a presque pas bougé : c'est souvent du muscle perdu, remplacé par autre chose.
Essayez sur une pause déjeuner
Vingt minutes de séance, environ trente porte à porte, sans douche obligatoire. Première séance offerte, sans CB et sans engagement. Six studios en Île-de-France, ouverts du lundi au samedi, de 9h à 14h puis de 16h à 20h.
Une précaution avant de commencer
L'électrostimulation ne convient pas à tout le monde. Elle est déconseillée en cas de grossesse, de port d'un pacemaker, d'épilepsie ou de troubles cardiaques sévères. Et si votre dos vous fait vraiment mal, pas seulement fatigué mais douloureux, consultez d'abord : une douleur installée mérite un diagnostic avant tout renforcement.
Le récap
- Le télétravail ne change pas vos habitudes déclarées, il supprime le mouvement invisible qui structurait la journée.
- Les fessiers et la sangle abdominale profonde sont les premiers à décrocher quand on reste assis.
- L'EMS recrute directement ces muscles profonds, et le format de 20 minutes tient dans une pause déjeuner.
- Deux séances par semaine renforcent, mais ne remplacent pas la marche quotidienne : gardez les deux.
- Dos qui tire en fin de journée, souffle court dans les escaliers, pantalon qui serre à poids constant : trois signaux à ne pas ignorer.